Sur scène
Tournées et concerts
De l'UFO Club au Live 8 : les concerts qui ont fait la légende de Pink Floyd.
Games for May
Un concert conçu comme un spectacle total, avec projections lumineuses et bandes sonores. Le groupe y présente l'« Azimuth Co-ordinator », un pupitre permettant de faire tourner le son autour de la salle : l'une des premières expériences de spatialisation du son dans un concert rock. C'est pour ce concert que Barrett écrit « See Emily Play ».
The Man and The Journey
Deux suites conceptuelles, « The Man » (une journée dans la vie d'un homme) et « The Journey » (un voyage imaginaire), assemblées à partir de morceaux existants et de pièces inédites. Les musiciens y scient même du bois sur scène. Une première ébauche de ce que seront les albums-concepts.
Tournée Atom Heart Mother
Le groupe joue sa suite tantôt à quatre, tantôt accompagné de cuivres et d'un chœur. Le 18 juillet 1970, il se produit lors d'un concert gratuit à Hyde Park, à Londres. Les tournées s'élargissent : Pink Floyd devient un groupe international.
Live at Pompeii
Le réalisateur Adrian Maben filme le groupe jouant dans l'amphithéâtre romain vide, sans aucun public, pendant plusieurs jours d'octobre 1971. « Echoes », « One of These Days » et « A Saucerful of Secrets » prennent une dimension spectaculaire dans ce décor. Le film, complété de scènes tournées en studio, sort en 1972 ; une version restaurée et un album paraissent en 2025.
Tournée Dark Side of the Moon
Fait rare, l'album est présenté sur scène dès le début de 1972, plus d'un an avant sa sortie, sous le titre provisoire « Eclipse ». Les morceaux évoluent de concert en concert. Après la sortie de mars 1973, la tournée nord-américaine fait basculer le groupe dans une autre dimension : celle des grandes salles et des stades.
Tournées 1974 – 1975
En 1974, le groupe joue en France puis au Royaume-Uni de nouveaux morceaux : « Shine On You Crazy Diamond », « Raving and Drooling » et « You've Got to Be Crazy », qui deviendront « Dogs » et « Sheep » sur Animals. La tournée nord-américaine de 1975 se termine en Angleterre par le festival de Knebworth, le 5 juillet 1975.
In the Flesh (Animals)
Une tournée de stades accompagnée d'énormes structures gonflables, dont le fameux cochon. Waters vit de plus en plus mal ces concerts géants, où une partie du public crie et lance des pétards. Le 6 juillet 1977, au Stade olympique de Montréal, il crache sur un spectateur. Il en tire une idée : construire un mur entre le groupe et le public.
The Wall
Un spectacle sans précédent : au fil de la première partie, un mur de briques en carton est construit entre le groupe et la salle, puis abattu à la fin. Projections animées de Gerald Scarfe, marionnettes géantes, « groupe fantôme » masqué en ouverture. Trop complexe et coûteux pour voyager, le show n'est donné que dans quatre villes. L'album live Is There Anybody Out There? (2000) en garde la trace.
A Momentary Lapse of Reason
Près de deux cents concerts dans le monde entier, avec lasers, écran circulaire et effets spectaculaires. La tournée passe notamment par le château de Versailles en juin 1988 et par Moscou en 1989. Elle est immortalisée par Delicate Sound of Thunder.
Venise
Le groupe joue sur une barge ancrée face à la place Saint-Marc, devant une foule immense, en direct à la télévision dans de nombreux pays. Le concert déclenche une polémique sur les dégâts infligés à la ville, et une crise au conseil municipal de Venise.
Knebworth
Un concert caritatif au profit de la Nordoff Robbins Music Therapy, aux côtés d'autres lauréats du prix Silver Clef. Le set de Pink Floyd, joué sous la pluie, a été publié en album en 2021.
The Division Bell
La dernière tournée du groupe, parmi les plus lucratives de son époque. Certains soirs, Pink Floyd joue l'intégralité de The Dark Side of the Moon. Les concerts d'octobre 1994 à Earls Court, à Londres, sont filmés et enregistrés pour Pulse (1995).
Live 8
Pour le concert caritatif organisé par Bob Geldof, Waters, Gilmour, Wright et Mason rejouent ensemble pour la première et la dernière fois depuis 1981 : « Speak to Me / Breathe », « Money », « Wish You Were Here » et « Comfortably Numb ». Un moment historique, sans suite : Wright meurt en 2008.